Prof & ensuite https://www.prof-et-ensuite.fr/ Accompagnement pour une reconversion réussie Mon, 26 Sep 2022 09:25:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://www.prof-et-ensuite.fr/wp-content/uploads/2020/09/cropped-logo-prof-et-ensuite-32x32.png Prof & ensuite https://www.prof-et-ensuite.fr/ 32 32 Syndrome de l’imposteur : professeurs, osez la reconversion ! https://www.prof-et-ensuite.fr/syndrome-imposteur/ https://www.prof-et-ensuite.fr/syndrome-imposteur/#respond Tue, 27 Sep 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1494 L’article Syndrome de l’imposteur : professeurs, osez la reconversion ! est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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5 conseils pour en finir avec le syndrome de l’imposteur et commencer votre reconversion

 

Le syndrome de l’imposteur est un frein à toute tentative de reconversion. Selon une étude américaine récente, 75 % des femmes interrogées disent en souffrir. Les hommes ne sont pas épargnés, mais les femmes et leur perfectionnisme sont en tête. C’est étrange quand on pense que le terme « imposteur » n’a pas de féminin… Le problème est qu’il vous empêche de voir vos capacités et vous fait vous sentir illégitime dans votre fonction. Vous invoquez un travail intensif et surtout la chance pour justifier vos réussites professionnelles. Impossible alors de vous projeter dans une autre carrière. Voilà les cinq étapes à suivre pour vous libérer.

 

1/ Balayez le syndrome d’imposture en boostant votre confiance

« Je ne sais rien faire d’autre qu’enseigner. » Cette phrase, très souvent prononcée par les enseignantes, est révélatrice de leur manque de confiance en elles. Pourtant, vous n’avez pas gagné votre place par hasard. Si vous avez réussi ce concours si difficile, c’est bien grâce à vos compétences. Et votre expérience acquise au fil des ans en a fait naître bien plus ! Vous avez développé des compétences relationnelles, savez travailler en autonomie et en équipe, vous adresser à des auditoires différents (élèves, collègues, hiérarchie, parents). Sans compter tout ce que vous avez développé sur le plan pédagogique. Vous savez vous adapter au changement et avez une grande capacité de travail. N’en doutez pas.

Il est demandé aux professeurs de faire preuve de bienveillance envers leurs élèves. Mais qui fait preuve de bienveillance envers vous ? Sur qui pouvez-vous compter en toute circonstance ? La réponse : vous-même ! Il n’y a que vous pour opérer le changement en portant un autre regard sur vous. Prenez du recul et analysez-vous d’un point de vue extérieur. Que diriez-vous à une collègue qui vous ressemble et qui doute de ses capacités ? Vous feriez certainement preuve de douceur et lui diriez d’admettre ses talents. Soyez donc une amie pour vous et faites preuve d’objectivité.

Admettre vos talents, c’est accepter les compliments que l’on vous fait. Osez demander à vos collègues, ou à des parents qui vous considèrent, de citer deux qualités de vous au travail qu’ils préfèrent. Votre confiance en vous en sera décuplée ! Elle est essentielle pour vous débarrasser de votre syndrome d’imposture et entamer vos démarches de reconversion.

 

2/ Faites le bilan de vos réussites pour contrer votre syndrome de l’imposteur

C’est en vous appuyant sur votre passé que vous pourrez penser à votre avenir. Lister vos réussites vous permettra de vous rendre compte de ce qui est positif dans votre parcours. Pensez à toutes les réussites qui jalonnent votre route : scolaires, professionnelles, sociales, amoureuses… Cela inclut tous les examens et concours passés pendant vos études, mais aussi le permis de conduire, l’organisation de votre vie familiale, les relations avec vos amis… Vous vous apercevrez que la liste est longue et que cela vous a demandé beaucoup de compétences et des qualités. Par ailleurs, demandez-vous par quelle méthode vous êtes parvenue au succès et dans quel état d’esprit vous étiez. Avez-vous eu confiance en vous le jour des examens ? Avez-vous appliqué une méthodologie particulière ? Étiez-vous bien entourée ? Prenez appui sur les leviers qui vous ont permis de réussir afin d’en reproduire les mécanismes.

Ne vous contentez pas de faire ce bilan mentalement. Asseyez-vous, prenez de quoi écrire, et commencez vos phrases par une tournure positive. Et affirmative. « Je réussis souvent grâce à mon/ma… ». « Le jour où j’ai réussi… c’est parce que j’ai… ». Une fois que vous aurez terminé, vous pourrez compléter votre énumération, la lire et la relire pour bien l’ancrer en vous. Changer de métier pour une seconde vie plus épanouie vaut bien un tel effort, n’est-ce pas ? Alors, à vos stylos !

 

3/ Ne cherchez pas la perfection, vous êtes un être humain

En repensant à toutes vos réussites, vous songerez aussi à vos échecs. Ils sont décevants voire douloureux, mais ils font partie de la vie. Ils nous permettent d’apprendre de nos erreurs. N’est-ce pas ce que vous dites à vos élèves ? Chérissez vos défaites, elles sont nécessaires pour rebondir. Il n’y a d’ailleurs que vous qui vous focalisez sur elles. Et cela alimente votre syndrome d’imposture. Sachez qu’elles ont certainement entraîné des succès par la suite.

Prenez le temps d’analyser chacun de vos échecs pour en comprendre les raisons. Vous vous rendrez vite compte du processus systématique qui s’est opéré. De quoi avez-vous manqué ? De connaissances ? De confiance ? Mais l’important est de savoir ce que cela a débloqué en vous par la suite : en avez-vous tiré une leçon ? Si la réponse est non, il est encore temps de le faire. Vous pourrez alors envisager la suite de votre vie professionnelle sous un autre angle. Rien ne dit qu’elle sera réussie du premier coup, mais vous saurez rebondir après un nouvel échec. Vous avez déjà eu cette force en vous et pourrez de nouveau la solliciter.

Votre désir de perfection ne peut pas être assouvi à 100 %, 24 h/24 h. Et c’est bien normal ! Vous n’êtes pas une machine programmée à la réussite. Ne pas être infaillible ne signifie pas être incompétente. Au contraire, accepter vos revers fera de vous une personne capable de se dépasser tout en se préservant. Connaître vos limites vous permettra de ne pas vous épuiser et d’éviter un burn-out.

 

4/ Affrontez vos peurs pour aller vers une reconversion sereine

Vous craignez certainement d’être démasquée, que l’on vous dise que vous ne méritez pas votre poste. Vous êtes donc une menteuse, une intruse, une usurpatrice. Mais, mentez-vous vraiment ? Vous avez été jugée apte par plusieurs correcteurs et membres de jury lors de la passation d’examens et de concours. Mais aussi par vos collègues, élèves et leurs parents durant votre carrière. Puis, certainement par votre Inspecteur. Avez-vous réellement réussi à mentir à tout ce monde ? Au fond, tout ceci n’est sûrement que le fruit de votre imagination…

Ces inquiétudes ancrées en vous par votre syndrome de l’imposteur se retrouvent lorsque vous rêvez à une autre carrière : « Et si je n’étais pas à la hauteur lors d’un entretien d’embauche ? Les recruteurs vont se rendre compte que je n’ai pas le niveau prétendu. Je risque de ne pas gagner ma vie et de tomber dans la précarité. ». Vos peurs sont des pensées limitantes qui vous empêchent d’envisager votre futur sereinement. Or, transformer votre vie professionnelle nécessite d’assumer votre passé et de ne pas avoir peur de l’avenir. Rappelez-vous, vous êtes un être humain, avec des qualités et des défauts, des réussites et des échecs. Le simple fait d’assumer vos failles face à un éventuel employeur peut faire toute la différence.

Le moyen d’exorciser vos peurs du futur est assez simple. Faites-en la liste, évaluez les risques ou trouvez à chacune de vos angoisses une solution rationnelle. Exemple : une offre d’emploi vous intéresse, mais vous craignez de ne pas être à la hauteur ? Demandez-vous ce que vous risquez à postuler et ce que cela entraînera si vous échouez. Restez positive !

 

5/ Sortez de votre zone de confort et mettez-vous en marche vers la reconversion

Ne pas affronter vos peurs peut être une manière réconfortante de rester dans votre fonction et de ne prendre aucun risque. Ainsi, vous ne vous confrontez pas à des situations intimidantes et n’essuyez aucun refus. Mais procrastiner ne vous fera pas avancer. En matière de reconversion, faire le premier pas est souvent le plus difficile. Une fois la machine lancée, vous vous apercevrez qu’un pas en entraîne un autre. Et même si vous passez par des moments de doute, vous reprendrez confiance en continuant d’avancer.

Faites des recherches ; Internet regorge d’informations très utiles. Consultez les fiches des métiers du secteur qui vous intéresse. Vous y verrez plus clair quant aux diplômes et formations requis. Les fourchettes salariales sont aussi indiquées, de quoi éliminer votre peur de l’insécurité financière ou d’affiner vos choix. Épluchez les offres d’emploi, c’est un bon moyen de connaître la demande dans votre région.

Moins vous regarderez en arrière, moins vous alimenterez votre syndrome de l’imposteur. Réinventez votre vie professionnelle en vous projetant. Imaginez ce que sera votre quotidien, interrogez des personnes occupant le même emploi si vous en connaissez. Servez-vous des réseaux sociaux pour solliciter d’anciens collègues qui ont franchi le pas. Leur expérience peut être motivante et vous incitera à aller de l’avant !

 

 

Sortir du syndrome d’imposture nécessite un effort d’introspection. Mais si vous avez pris conscience de votre principale entrave, vous êtes déjà sur la voie de l’épanouissement professionnel. Si, toutefois, vous ne pensez pas avoir assez de force pour avancer toute seule, faites-vous accompagner par un professionnel. Passer un bilan de compétences, de potentiels ou recourir à un coach vous aidera sûrement. Osez votre reconversion !

Hélène Romano

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Quel métier exercer pour être au contact de la nature ? https://www.prof-et-ensuite.fr/reconversion-metier-nature/ https://www.prof-et-ensuite.fr/reconversion-metier-nature/#respond Tue, 16 Aug 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1449 L’article Quel métier exercer pour être au contact de la nature ? est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Vous souhaitez donner un nouvel élan à votre carrière professionnelle ? Vous vous éloignez de l’enseignement pour vous orienter dans votre domaine de prédilection : la nature ? Seulement il y a un hic, vous ne savez pas vers quel métier vous diriger. C’est un peu flou. Pour vous aider à dissiper le nuage qui obscurcit votre réflexion, nous vous présentons plusieurs possibilités de reconversion dans un métier au contact de la nature.

 

Le domaine de la protection de la nature et de la biodiversité

Vous avez de très bonnes raisons de changer de métier. Il est temps pour vous de faire vibrer votre fibre écolo et de vivre dans de grands espaces. Depuis toujours, vous aimez la nature et vous trouvez formidable l’idée de travailler au grand air tous les jours. Vous imaginez le cadre idyllique de votre nouvelle profession.

Trois métiers pourraient correspondre à votre envie de plein air.

 

Jardinier

Si vous êtes un véritable connaisseur de la nature et que les caractéristiques des plantes n’ont plus de secret pour vous, vous tenez peut-être la bonne idée pour votre reconversion professionnelle. Vous serez amené à réaliser des plantations (fleurs, plantes, arbustes), imaginer et créer des réalisations extérieures comme des parterres ou des massifs. Vous ressentirez un véritable plaisir à entretenir les végétaux de toutes sortes.

 

Animateur nature

Le métier d’animateur nature est un métier de terrain que l’on nomme également animateur environnement. Sa mission est d’assurer la médiation entre un public d’âges variés et la nature. Les personnes à qui vous vous adressez sont venues découvrir la nature à l’occasion d’activités ciblées ou d’excursions. Votre public est sensible au patrimoine naturel qui l’entoure et souhaite approfondir ses connaissances à son sujet. Vous encadrerez donc des groupes touristiques ou scolaires. Le rôle principal de votre travail sera d’inviter votre auditoire à observer les espèces animales et végétales présentes autour du groupe.

 

Journaliste agricole

Si vous êtes motivé et que la reprise d’étude ne vous effraie pas, pourquoi ne pas devenir journaliste agricole ? Vous traiterez de l’actualité dans des thématiques spécifiques comme le développement durable, l’arboriculture, l’horticulture, etc. Vous pourrez exercer votre nouveau métier pour un média spécialisé ou généraliste. L’important pour ce projet est d’avoir si possible une formation agricole qui sera complétée ensuite par une formation journalistique. La profession de journaliste agricole n’est pas un métier d’exploitant, mais elle peut être envisagée comme une reconversion à un métier au contact de la nature très intéressante.

 

La nature pour soigner les autres : une idée de reconversion

Naturopathe

Votre passion pour la nature vous a déjà orienté vers les produits naturels ? Vous pourriez décider de vous diriger dans le secteur des médecines douces. Il existe plusieurs activités professionnelles en lien avec la médecine naturelle, notamment la profession de naturopathe. Accéder à l’une des nombreuses formations à distance est tout à fait envisageable pour acquérir les compétences nécessaires. Vous serez amené à utiliser différentes techniques avec vos patients. Pourquoi ne pas envisager de pratiquer la phytothérapie, la massothérapie, l’aromathérapie ou l’iridologie (étude de l’iris) ? Toutes ces techniques constituent un arsenal naturel pour intervenir en tant que naturopathe hautement qualifié !

Notons qu’il existe également le métier de naturopathe animalier. Ce spécialiste prend en charge le suivi du bien-être animal et aide à préserver la santé des bêtes !

 

Herboriste

En vous tournant vers le métier d’herboriste, vous n’aurez pas votre pareil pour extraire les propriétés curatives et préventives des plantes. Les substances bienfaisantes que vous collecterez constituent des remèdes précieux pour soulager les maux. Vous qui êtes certainement un ou une adepte de l’écologie, la corrélation entre l’utilisation des plantes et le bien-être va vous fasciner.

 

Fleuriste

Vous aimez la nature et vous aimeriez laisser libre cours à votre créativité pour vous épanouir ? Le fleuriste exerce un métier-passion dans lequel vous pourriez vous reconnaître. Vous devenez expert dans la confection de compositions florales et vous êtes sans cesse en contact avec les végétaux. Si vous avez la fibre artistique, vous saurez manipuler les plantes et les fleurs pour réaliser des bouquets magnifiques.

 

La terre ou la mer : utiles pour une reconversion de métier en contact avec la nature

Agriculteur-éleveur

Comme son nom composé l’indique, l’agriculteur-éleveur possède deux casquettes. Il effectue la mise en culture de la terre et élève des animaux.

L’éleveur est un exploitant qui s’occupe d’une espèce animale spécifique ou de plusieurs espèces à la fois. Veaux, vaches, cochons (on a tous en tête la fable de La Fontaine…), mais aussi chevaux ou escargots seront au centre de vos préoccupations quotidiennes. Vous aurez en charge la gestion de votre cheptel tout en assurant l’exploitation de la partie agriculture.

 

Agriculteur-biologique

En choisissant l’agriculture biologique, vous n’employez pas d’engrais chimiques pour votre production de fruits et légumes, de lait, de céréales, d’animaux, etc. Une formation est indispensable (accès avec un niveau bac) pour devenir responsable d’exploitation. Obtenir une Capacité Professionnelle Agricole vous donne l’accès à des aides de l’État pour vous installer. Grâce à ce métier, vous participez à la préservation des sols, à la qualité de l’air et de l’eau. Si vous vous tournez vers ce type d’agriculture c’est que vous êtes soucieux du respect des équilibres naturels. Au-delà d’un métier, c’est un engagement citoyen.

Cette voie exige une grande motivation, du temps et de l’énergie, mais à cœur vaillant rien d’impossible !

 

Marin pêcheur

La mer et le grand air vous attirent ? Le métier de marin pêcheur vous donnera pleinement satisfaction. Mais attention, ce n’est pas fait pour n’importe qui, vous vous en doutez bien ! C’est avant tout un métier très physique et qui nécessite plusieurs compétences spécifiques. Effectuées à la main ou avec des outils mécaniques, les tâches sont nombreuses. Le marin pêcheur entretient le bateau, répare les filets, trie, vide et nettoie le poisson. Il peut arriver que le fruit de la pêche soit transformé en filets juste après sa prise. Inutile de préciser qu’il vous faudra être en très bonne forme (et jeune avouons-le !) pour intégrer l’équipe d’un bateau !

 

Nous avons apporté un éclairage sur quelques métiers susceptibles de vous intéresser. La liste des professions qui pourraient correspondre à vos nouvelles aspirations est bien sûr beaucoup plus longue. Ces quelques exemples ont surtout vocation à vous prouver qu’après l’enseignement, il est possible d’effectuer une reconversion dans un métier au contact de la nature.

Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

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Quelles sont les missions d’un enseignant à l’hôpital ? https://www.prof-et-ensuite.fr/enseigner-a-hopital/ https://www.prof-et-ensuite.fr/enseigner-a-hopital/#respond Tue, 02 Aug 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1444 L’article Quelles sont les missions d’un enseignant à l’hôpital ? est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Le nombre d’élèves scolarisés dans des établissements hospitaliers et sanitaires est important. La présence d’enseignants engagés à leurs côtés est primordiale, car elle permet d’assurer la continuité de leur parcours scolaire tout en leur garantissant la pérennité des soins. Vous aimeriez enseigner à l’hôpital et sortir du cadre traditionnel de la classe ? Peut-être êtes-vous enseignant spécialisé en Ulis ? Vous êtes motivé pour imaginer et élaborer des réponses pédagogiques adaptées aux jeunes élèves hospitalisés. Nous vous proposons ici des informations qui vous aideront à concrétiser votre projet d’enseigner dans le cadre particulier de l’hôpital.

 

Comprendre le dispositif de l’Éducation nationale pour les élèves hospitalisés

Pour mieux comprendre la nature des missions de l’enseignant à l’hôpital, mieux vaut connaître la teneur du dispositif de l’Éducation nationale, le SAPAD. Le service d’assistance pédagogique à domicile. Après avoir fait une demande auprès de la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Éducation nationale), les familles des enfants malades transmettent un dossier médical examiné ensuite par le médecin de l’académie. Une mise en relation est faite en aval, avec l’enseignant-référent de l’établissement scolaire d’origine des enfants. La classe de référence est bien sûr prise en compte pour le contenu des enseignements dispensés.

Les cours peuvent avoir lieu à l’hôpital, dans un établissement de santé ou à domicile. Pour ce type d’enseignement en dehors de l’école, le rectorat nomme des professeurs détachés. Ces derniers en ont fait la demande volontairement et profitent d’une formation spécifique.

 

Obtenir une affectation pour enseigner à l’hôpital

 

Accéder à un poste à l’hôpital en tant qu’enseignant spécialisé

Les chiffres du ministère rapportent le nombre de 800 enseignants spécialisés, affectés dans les hôpitaux ou dans des structures sanitaires pour enfants. Pour obtenir ce genre de poste spécifique de l’Éducation nationale, dans un établissement hospitalier, il faut participer à un mouvement de mutations (vœux sur SIAM pour le second degré). L’affectation se fait dans le cadre d’un poste à profil et est soumise à diplôme. Vous postulez en justifiant de l’obtention du CAPPEI, du CAPSAIS ou du CAPA-SH option D. Vous pouvez postuler également si vous êtes coordonnateur d’une Ulis ou d’une UE (TFC ou Troubles psychiques).

 

Enseigner à l’hôpital : adapter les missions en fonction du lieu

 

Les services hospitaliers dans lesquels les professeurs interviennent

L’enseignant spécialisé intervient principalement dans des services de pédiatrie et de chirurgie des hôpitaux. Il a à cœur de conserver un lien fort avec le cadre traditionnel scolaire. Il n’est pas toujours facile d’accompagner les élèves dans un endroit dédié aux soins médicaux. C’est un challenge de tous les jours, vous en êtes parfaitement conscient.

Les textes de loi imposent le droit de tous les enfants à la scolarisation. L’élève suit donc son parcours scolaire, mais dans le contexte atypique d’un centre hospitalier. Son hospitalisation peut se faire uniquement de jour, dans une unité de court ou de moyen séjour. L’enseignant doit non seulement préparer des séances pédagogiques adaptées aux besoins des enfants, mais doit également collaborer avec le personnel social et médical : médecin, psychopédagogue, assistante sociale. Il s’entretient régulièrement avec les familles. Vous avez compris, vous aurez une fonction multitâche !

 

Les missions du professeur au sein de l’hôpital

Il est possible d’exercer ses fonctions dans un centre spécialisé. Cet établissement prend en charge des enfants et des adolescents qui présentent en plus de leurs problèmes de santé, des difficultés familiales, sociales et scolaires.

Lorsque vous accueillerez des élèves dans une salle ou dans l’espace plus restreint d’une chambre, vous apporterez un peu de l’école. Le matériel pédagogique que vous installerez donnera des repères aux enfants qui le temps du cours ne seront plus patients, mais élèves. Il s’agira pour vous de remplir plusieurs missions.

Dans un premier temps, en concertation avec les parents et l’équipe médicale, vous élaborez un projet d’apprentissage personnalisé. Les besoins de l’enfant sont évalués et les activités pédagogiques sont organisées en fonction de ces besoins. Vous ne travaillez pas seul, vous êtes en lien étroit avec l’équipe enseignante de l’établissement de rattachement de l’enfant. Votre rôle d’accompagnateur et de soutien se fait en partie grâce aux technologies numériques (internet et webcam), pour communiquer avec l’établissement scolaire.

Outre l’enseignement en présence à l’hôpital, vous travaillez au retour de l’élève dans son école. Intégrer la classe d’origine est une étape importante pour les élèves et votre rôle pour que cela se fasse de façon optimale est fondamental. Dans certains cas, vous êtes sollicité pour la mise en place du SAPAD ou pour d’autres modalités d’enseignement. De plus, votre connaissance précise du profil scolaire des jeunes que vous suivez permet de participer aux réunions des équipes de suivi de la scolarisation. Vous participez à l’élaboration du PPS (plan personnalisé de scolarisation). Vous aiderez à définir le déroulement de la scolarité future de l’enfant.

Vous serez consulté pour aider à identifier les besoins en termes de matériel pédagogique et d’aménagement des enseignements.

Enfin, vous êtes tenu de réaliser des bilans réguliers du fonctionnement du dispositif. Votre rapport est transmis à l’IEN ASH (inspecteur de l’Éducation nationale chargé de l’adaptation et de la scolarisation des élèves handicapés).

 

Les qualités requises pour enseigner à l’hôpital

Avant toute chose, il faudra posséder un véritable sens des relations humaines. Parfois, vous vous rendrez au chevet des élèves et non dans une salle dédiée, ce qui compliquera la tâche, d’autant plus si l’élève ne montre pas une grande motivation. Il faudra rester positif et patient pour amener l’enfant ou l’adolescent sur la voie de l’activité scolaire.

Le sens de l’organisation est primordial, vous devrez gérer la scolarisation à l’hôpital de profils très différents.

Vous montrez votre capacité à travailler en équipe et l’on appréciera votre capacité de communication.

Avoir des compétences en informatique s’avère indispensable pour varier les supports pédagogiques et pour communiquer avec les différents intervenants.

Enfin, inutile de préciser qu’enseigner à l’hôpital suppose d’avoir une grande disponibilité pour répondre aux sollicitations des parents, des équipes enseignantes partenaires, des équipes médicales et sociales.

Enseigner à l’hôpital est un beau projet et constitue une belle évolution de carrière. Les pratiques d’enseignement sont quelque peu différentes de celles mises en place lors d’une affectation en milieu scolaire ordinaire. Les échanges avec les élèves hospitalisés permettent de créer des liens privilégiés et d’envisager le rôle d’enseignant comme un appui précieux dans leur rétablissement.

Source : Élèves malades : l’École à l’hôpital ou à domicile | Ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse.

Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

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Comment enseigner en ULIS ? formation et compétences https://www.prof-et-ensuite.fr/enseigner-en-ulis/ https://www.prof-et-ensuite.fr/enseigner-en-ulis/#respond Tue, 19 Jul 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1416 L’article Comment enseigner en ULIS ? formation et compétences est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Vous enseignez dans le premier ou le second degré sur un poste classique, mais les dispositifs pour l’inclusion des élèves à besoins spécifiques vous attirent ? Cette autre manière de travailler semble correspondre davantage à votre vision de l’enseignement ? De plus, l’envie d’opérer un changement de cap vous taraude de plus en plus ? Seulement voilà, vos connaissances sur ce type de classe sont limitées et vous avez besoin d’y voir plus clair. Voyons ensemble comment faire pour enseigner en ULIS et voyons plus en détail les changements qui vont s’opérer dans votre pratique d’enseignant.

 

La formation à suivre pour enseigner en ULIS

La formation initiale du coordonnateur ULIS

Pour commencer, donnons des précisions sur la terminologie. ULIS signifie, unité localisée pour l’inclusion scolaire. Il s’agit d’un dispositif permettant aux élèves à besoins spécifiques d’être accompagnés de manière personnalisée dans leur établissement scolaire. L’adulte prenant en charge ces élèves est un enseignant qui a suivi une formation initiale classique. Initialement, c’était un professeur des écoles ou un enseignant de collège. Lorsqu’un poste est vacant dans une unité ULIS, il fait une demande d’affectation auprès de sa hiérarchie. Si vous faites le choix de cette orientation professionnelle, vous deviendrez le coordonnateur ULIS au sein de l’école ou du collège dans lequel vous exercerez. Sinon, vous pourrez obtenir un poste en lycée professionnel là où le dispositif existe également.

 

Le certificat d’enseignant spécialisé

Une certification commune aux enseignants du premier et du second degré est nécessaire pour conserver de façon pérenne un poste en ULIS. Il s’agit du CAPPEI (certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive). Cette formation prépare le candidat à prendre en charge des élèves en situation de handicap ou en grande difficulté dans leur parcours au sein de l’Éducation nationale. Des problèmes inhérents à la pathologie de ces enfants perturbent l’apprentissage. En tant qu’enseignant spécialisé, vous êtes en mesure d’adapter vos cours pour apporter des réponses aux problématiques soulevées par chaque situation.

 

Les compétences requises pour enseigner en ULIS

La connaissance du système éducatif

On l’a déjà précisé, l’enseignant spécialisé intervenant en ULIS est le plus souvent issu de la filière classique. Il connaît donc parfaitement le système éducatif et c’est un atout de taille. Sa connaissance des programmes scolaires facilite le diagnostic du niveau de compétences de ses élèves. À partir d’un bilan, il mesure l’étendue du retard accumulé, les problèmes de compréhension, des difficultés spécifiques, etc.

 

Les qualités indispensables

Le travail au sein d’un dispositif ULIS n’est pas de tout repos, loin de là. La tâche s’avère parfois difficile, sur le plan pédagogique et sur le plan nerveux. Au quotidien, les situations d’apprentissage sont hors normes puisque par définition les élèves « à besoins spécifiques » ont besoin d’une mise en place « à la carte ». La scolarisation dite normale n’est pas faite pour eux, mais ils trouvent leur place à l’école, grâce au dispositif conçu pour eux.

L’enseignant puise sans cesse dans ses ressources pour être à la fois encadrant et bienveillant. Il n’est pas question de trouver des solutions dans un ouvrage pédagogique ou un guide. La créativité est le maître-mot de l’efficacité ! Dans tous les cas, si vous décidez de vous spécialiser, faites-vous confiance. Vous possédez de multiples compétences.

Pour enseigner en ULIS, vous solliciterez votre goût pour la transmission bien sûr, mais il faudra vous montrer encore plus patient et empathique que dans les classes dites ordinaires. Le public que vous suivrez ayant connu beaucoup de difficultés à l’école, il faudra être particulièrement à l’écoute pour lui redonner de la confiance.

En outre, aimer travailler au sein d’un groupe est un préalable obligatoire pour enseigner en ULIS. En effet, vous serez le coordonnateur des membres de l’équipe. En tant que référent, vous serez chargé de réguler les échanges avec les autres professionnels sollicités pour le suivi (psychologue, assistant social, médecin, éducateur, etc.).

 

Les particularités de l’enseignement en ULIS

L’accès aux dispositifs école-ULIS et collège-ULIS

Précisons que pour les élèves, l’accès à l’école-ULIS ou au collège-ULIS se fait après une notification de la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). Généralement inscrits dans la classe de référence correspondant à leur niveau scolaire, les élèves font partie intégrante de l’effectif de l’établissement. L’enseignant coordonnateur veille à la mise en place d’un PPS (projet personnalisé de scolarisation) permettant à l’enfant de progresser à son rythme dans les apprentissages.

 

Le profil des élèves admis en classe ULIS

Les élèves accueillis en classe ULIS ont des handicaps cognitifs et/ou moteurs. Ils ont des retards en calcul ou en lecture par exemple. En évoluant dans l’unité, ils vont non seulement travailler pour progresser mais ils vont apprendre à vivre ensemble. C’est un grand challenge pour l’enseignant qui compose avec un large panel de profils. C’est la même chose en classe ordinaire direz-vous, mais c’est beaucoup plus accentué en ULIS !

L’enseignant fait le grand écart (au sens figuré bien sûr) lorsqu’il encadre un enfant déficient visuel d’un côté et un élève dyslexique de l’autre. L’enseignant spécialisé a la responsabilité d’encadrer des enfants qui présentent plusieurs types de troubles. Ces troubles peuvent affecter :

  • les fonctions cognitives ;
  • les capacités motrices ;
  • le comportement ;
  • l’attention ;
  • le langage (dyslexie, dysorthographie, etc.).

Les élèves souffrant du trouble du spectre de l’autisme, TSA en anglais, sont eux aussi intégrés plusieurs fois par semaine à la classe adaptée. Notons qu’il est fréquent que les jeunes présentant le syndrome d’Asperger réalisent leur scolarité en milieu ordinaire et ceci jusqu’à l’université pour certains.

L’un des leviers possibles pour aider la classe à fonctionner est « l’attribution » d’un AVSco (assistant de vie scolaire collectif). Son rôle d’assistant de l’enseignant spécialisé est fondamental. Son accompagnement des élèves consiste à relire les consignes et à adapter les exercices et les supports de travail le cas échéant. Il veille à la concentration de chacun, recadre un élève si besoin et apaise les tensions. Il sensibilise le groupe aux handicaps des autres et aide à la socialisation. Au quotidien, L’AVSco vous aidera à faire acquérir toujours plus d’autonomie aux élèves.

 

Enseigner dans une classe-ULIS est un défi permanent. Les profils des élèves étant très hétérogènes, le premier mot d’ordre que vous devrez suivre est : adaptation ! Vos nombreux savoir-faire et savoir-être seront plus que jamais mobilisés. Vous saurez puiser dans vos nombreuses qualités et compétences. Citons-en quelques-unes : l’ouverture d’esprit, la patience, et la créativité. Encore une fois, votre capacité d’adaptation sera l’une des clés pour enseigner en ULIS, mission magnifique qui prend des allures de challenge quotidien.

 

Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

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Les métiers méconnus autour du funéraire https://www.prof-et-ensuite.fr/metiers-du-funeraire/ https://www.prof-et-ensuite.fr/metiers-du-funeraire/#respond Tue, 05 Jul 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1421 L’article Les métiers méconnus autour du funéraire est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Le secteur funéraire est un domaine relativement méconnu du grand public. Les métiers en lien avec cet univers sont très variés et souvent porteurs, car il y a toujours de la demande.

Mais quels sont ces métiers du funéraire ? En quoi consistent-ils ? Voici une petite liste pour avoir un aperçu plus précis de ces professions apparemment atypiques et pourtant utiles et nécessaires.

 

Le conseiller funéraire

Le rôle du conseiller funéraire est d’accueillir, de renseigner et de conseiller les familles lors des obsèques et de la cérémonie. C’est sûrement l’un des métiers du funéraire qui est le plus visible. Le conseiller funéraire recommande des produits et des services de l’entreprise de pompes funèbres. C’est lui ou elle qui s’occupe des démarches administratives, de gérer l’ordre du convoi, d’éditer dans la presse les annonces et qui prévoit musique et textes à lire éventuellement.

Travailler en tant que conseiller funéraire, c’est avoir certaines qualités et prédispositions :

  • le sens de l’écoute ;
  • la diplomatie et la patience, le tact ;
  • la curiosité et l’ouverture d’esprit ;
  • être solide psychologiquement ;
  • être organisé.

 

Le conseiller prévoyance

Ce métier concerne le professionnel de l’assurance. Il ou elle va rencontrer les personnes qui émettent le souhait de préparer leurs obsèques en avance.

C’est l’occasion de proposer un éventuel financement adapté en fonction de la situation financière du demandeur.

 

 

Le fossoyeur

Métier méconnu, car peu visible en règle générale, le métier de fossoyeur est celui d’un agent des pompes funèbres qui travaille dans un cimetière. C’est habituellement un employé de la commune, car il peut être embauché par une société privée.

Ses tâches sont multiples : creuser et remplir les fosses, gérer l’ouverture et la fermeture des caveaux, veiller à l’entretien du cimetière, exhumer un corps si nécessaire, conduire le convoi funéraire.

 

 

Le porteur funéraire

Le porteur funéraire est comme son nom l’indique celui qui porte le cercueil à la main depuis le corbillard jusqu’à l’église ou jusqu’à la salle de recueillement. Ensuite, c’est aussi celui qui transporte le cercueil jusqu’au cimetière.

Mais le porteur intervient dans d’autres situations :

  • la mise en bière ;
  • l’orchestration de l’exposition : préparation de la salle, disposition des meubles et accessoires, vérification des installations, placement des fleurs ;
  • conduite du cercueil aux enterrements et aux incinérations.

 

Le maître de cérémonie

Là aussi, comme l’intitulé de son métier le présente, il dirige la cérémonie, prend la parole en public tout en respectant un protocole.

 

 

Le marbrier funéraire

Artisan spécialisé dans le marbre, il élabore et aménage les sépultures, ainsi que la pose du caveau jusqu’à la pose du monument funéraire. C’est aussi ce professionnel qui gère l’entretien et le stockage des monuments.

 

 

Le thanatopracteur

Le rôle principal du thanatopracteur est de réaliser le soin au défunt (habillage, asepsie du corps, etc.) dans le plus grand respect de la personne et de la déontologie de sa profession.

 

 

Enfin, d’autres métiers du funéraire restent également très en demande de nouveaux professionnels. C’est notamment le cas pour le métier de directeur de régie funéraire, celui d’assistant funéraire ou encore d’opérateur de crémation. Vous êtes à la recherche d’une nouvelle profession ? Alors pourquoi ne pas vous tourner vers les métiers du funéraire ? Merci à France Tombale pour ce partage d’expertise.

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Tout savoir sur le cumul d’activités dans l’Éducation nationale https://www.prof-et-ensuite.fr/cumul-activites-education-nationale/ https://www.prof-et-ensuite.fr/cumul-activites-education-nationale/#respond Tue, 21 Jun 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1408 L’article Tout savoir sur le cumul d’activités dans l’Éducation nationale est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Vous êtes professeur des écoles ou professeur du secondaire et l’idée de vous reconvertir fait peu à peu son chemin. Vous hésitez néanmoins à prendre une décision radicale et à quitter définitivement l’Éducation nationale avant d’avoir mûri votre projet. Vous préférez ne pas lâcher la proie pour l’ombre et voulez vous donner le temps de la réflexion ? Demander un cumul d’activités dans l’Éducation nationale peut s’avérer une solution de transition adaptée dans le cadre d’une reconversion. Faisons le point sur cette possibilité offerte aux enseignants, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels, à temps partiel comme à temps plein.

 

Demander un cumul d’activités dans le cadre d’une reconversion : avantages et inconvénients

Si vous êtes encore au début de votre projet de reconversion, la démission pure et simple ou la rupture conventionnelle vous paraissent peut-être prématurées. Et la disponibilité, qui permet de garder son statut de fonctionnaire, mais pas son traitement, n’est pas toujours possible financièrement. Le cumul d’activités peut alors présenter des avantages indéniables :

  • stabilité et sécurité des revenus ;
  • garantie de garder son emploi en cas d’échec du projet envisagé ;
  • transition en douceur entre deux univers professionnels ;
  • maintien d’un lien social en cas de création solitaire de son autoentreprise.

Il faut cependant être conscient des risques possibles :

  • difficulté de tout mener de front ;
  • possibilité de surmenage, voire de burnout ;
  • dispersion risquant de retarder l’aboutissement du projet, voire de le compromettre.

Vous vous sentez néanmoins prêt à relever le défi ? Lisez la suite pour comprendre dans quel cadre un agent public peut cumuler son emploi avec une ou plusieurs autres activités.

 

Comment le cumul d’activités est-il encadré dans la Fonction publique ?

L’article L121-3 du Code général de la fonction publique (anciennement article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983) est clair : « Le fonctionnaire consacre l’intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. » Il est donc interdit, en principe, à tout agent public, qu’il soit fonctionnaire ou contractuel, de cumuler un emploi à temps complet avec un autre emploi. Cette règle de base comporte néanmoins des exceptions et les articles 123-2 à 123-8 précisent le régime de dérogations applicable, strictement encadré et limitatif.

 

Les activités pouvant s’exercer librement

  • gestion du patrimoine personnel et familial ;
  • production des œuvres de l’esprit (créations littéraires, photographiques…) ;
  • exercice des professions libérales qui découlent de la nature des fonctions exercées.

Les dérogations à l’interdiction de cumul faisant l’objet d’une déclaration

  • exercice d’une activité privée en qualité de dirigeant pendant deux ans au maximum pour les agents lauréats d’un concours ou recrutés comme contractuels ;
  • exercice d’une activité lucrative pour les agents à temps incomplet (quotité inférieure ou égale à 70 % imposée par l’employeur, contrairement au temps partiel, choisi par l’agent).

Les dérogations requérant une demande d’autorisation

  • exercice d’une activité à titre accessoire pour tout agent à temps complet ou à temps partiel ;
  • sollicitation d’un temps partiel pour création ou reprise d’une entreprise.

Quelles sont les démarches à effectuer pour obtenir une autorisation de cumul d’activités ?

Premier réflexe : consulter la circulaire de votre académie d’exercice

C’est en général entre les mois de janvier et de juin que paraît la circulaire académique sur les cumuls d’activités. Il est indispensable d’en prendre connaissance : y sont décrites en effet toutes les formalités à accomplir. Si la loi ne prévoit pas de calendrier imposé, il est recommandé d’effectuer sa demande avant le début de mouvement pour la prochaine année scolaire, en particulier quand il s’agit d’une demande de temps partiel. Toutes les demandes sont à renouveler chaque année scolaire et à tout moment en cas de changement dans les conditions d’exercice ou de rémunération.

 

Qu’est-ce qu’une « activité accessoire » ?

Parmi les dérogations nécessitant une autorisation, la modalité de cumul la plus intéressante est l’exercice d’une activité dite « accessoire ». Pourquoi ? Parce qu’elle peut s’exercer aussi bien à temps complet qu’à temps partiel et qu’elle ne comporte pas de limite dans le temps. A contrario, il est impératif de solliciter un temps partiel pour création ou reprise d’entreprise lorsque l’activité envisagée n’est pas considérée comme accessoire. Et cette autorisation est valable 3 ans maximum, renouvelable un an. Quatre ans, ce n’est certes déjà pas si mal pour évaluer la viabilité de son projet ! Mais il serait compréhensible de vouloir se donner plus de temps… Il faut alors se plonger dans la lecture de la liste limitative des activités accessoires autorisées à l’article 11 du décret du 30 janvier 2020. Expertise et consultation, enseignement et formation, activité à caractère sportif et culturel, vente de biens produits par l’agent, les rubriques peuvent concerner un grand nombre de professeurs.

 

En cas de doute…

La loi étant relativement récente, le sujet est soumis à de nombreuses interprétations. En cas de doute, il est possible de saisir le référent déontologue de son académie et/ou le collège de déontologie. Cette instance, créée en application de la loi de déontologie de 2016, est habilitée à donner un avis sur la compatibilité du projet de tout agent avec ses droits et obligations. La lecture de ses avis peut aussi se révéler instructive.

On y apprendra que « guide de randonnée » est bien une activité accessoire au titre des activités à caractère sportif et culturel, contrairement à « projectionniste de cinéma ». On découvrira aussi que développer une activité d’écrivain public ne peut pas être considéré comme relevant d’une « production d’œuvres de l’esprit » au titre de l’article L 112-2 du Code de la propriété intellectuelle. Dans ce cas, il est bien nécessaire de solliciter un temps partiel pour création d’entreprise. Tout manquement à la réglementation sur le cumul d’activités pouvant entraîner des sanctions disciplinaires, voire pénales et le reversement des sommes perçues indûment, il ne faut pas hésiter à se montrer prudent. Ne pas hésiter non plus à faire preuve de bon sens. Toute activité qui conduirait à doubler le revenu et/ou le temps de travail ne saurait être considérée comme accessoire !

 

Que faire en cas de refus de votre cumul d’activités dans l’Éducation nationale ?

Les motifs de refus

Les demandes d’autorisation de cumuls sont adressées par la voie hiérarchique.

C’est le supérieur direct -IEN dans le premier degré, chef d’établissement dans le second- qui donne un avis à l’autorité chargée d’arrêter la décision : DASEN ou recteur.

Celui-ci peut refuser le cumul d’activités :

  • si l’intérêt du service le justifie ;
  • si les informations communiquées sont inexactes ;
  • si le cumul est incompatible au regard des obligations déontologiques.

À noter : les motifs donnés sont parfois contradictoires d’un agent à l’autre. Un chef d’établissement considérera que le volume horaire consacré à votre activité risque de nuire à la bonne réalisation de vos missions si vous êtes déjà à temps plein. Un autre estimera au contraire, qu’ayant refusé d’effectuer des heures supplémentaires, vous n’êtes pas légitime dans votre demande de cumul. Ce dernier motif de refus est d’ailleurs de plus en plus fréquent dans un contexte de pénurie d’enseignants.

Enfin, il faut savoir que certains cumuls, liés à la fonction d’enseignement, sont plus facilement accordés : vacations dans le supérieur, rédaction d’ouvrages parascolaires, cours particuliers par exemple. On peut le comprendre : favoriser la création de microentreprises, dans le cadre de reconversions, n’est pas forcément la priorité de l’administration.

 

Les recours en cas de refus de votre demande de cumul d’activités

Même si l’autorité hiérarchique directe a toute latitude pour émettre un avis défavorable, elle doit mentionner un motif. En cas de désaccord, le recours gracieux, voire contentieux est possible. Avant d’en arriver là, dialoguer avec son supérieur peut s’avérer une stratégie payante. L’argumentation ne doit pas être négligée. On pourra par exemple poser cette question : vaut-il mieux un agent très occupé, mais épanoui et développant ses compétences, ou un agent aigri d’être contraint de fonctionner ? Il convient donc de rester combatif même en cas de premier refus. Et pourquoi pas voir cet obstacle momentané comme une occasion de tester son mindset d’entrepreneur ?

Le cumul d’activités est une solution intéressante pour le fonctionnaire de l’Éducation nationale désireux d’explorer d’autres horizons sans prendre trop de risques. La démarche comporte néanmoins de possibles écueils. Si vous vous décidez à suivre ce parcours, voilà quel pourrait être le triptyque gagnant pour sortir victorieux des arcanes administratifs : connaissance des textes, dialogue et accompagnement !

 

Béatrice Barennes

 

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Pourquoi le changement professionnel est-il angoissant ? https://www.prof-et-ensuite.fr/peur-demissionner-education-nationale/ https://www.prof-et-ensuite.fr/peur-demissionner-education-nationale/#respond Tue, 07 Jun 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1399 L’article Pourquoi le changement professionnel est-il angoissant ? est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Il n’est pas rare de fantasmer une autre vie, un autre emploi… Pourtant, très peu d’entre nous passe à l’action. Lorsque nos idées pourraient se concrétiser et que l’heure est venue de mettre en place les modifications, beaucoup abandonnent. Mais alors, pourquoi a-t-on si peur de démissionner de l’Éducation nationale ? Quels sont ces processus qui nous brident ? Quelle démarche psychologique empreinte-t-on avant d’avancer ou de renoncer ? De la peur primaire à l’importance de l’entourage, en passant par la réticence au changement, nous allons tout vous expliquer.

 

D’où vient le sentiment de peur ?

Aspects psychologiques

Tout comme la joie, la surprise, la tristesse et le dégoût, la peur est l’une des 6 émotions de base.

D’après Darwin, cet état émotionnel négatif permet d’éviter des situations dangereuses afin de préserver la santé et la sécurité de l’être vivant. Au-delà de la protection, sa fonction première, est la survie !

Cet instinct est inné, héréditaire et universel. Il utilise des patterns fixés tout au long de l’évolution des espèces. Comme les autres émotions, la peur facilite l’adaptation de l’homme à son environnement physique et social. Les expressions faciales nous informent aussi sur l’état d’esprit d’autrui et nous permettent l’ajustement des relations interpersonnelles.

Plusieurs théories s’opposent quant à la situation génératrice des émotions. La composante primaire au ressenti peut-être abordée de deux manières :

  • Cognitive : le thalamus distinguerait la situation et induirait les émotions.
  • Physiologique : ce serait donc la perception des changements corporels qui en serait la source.

Ces deux courants s’accordent néanmoins sur l’importance de l’interprétation des situations. Chaque individu, en fonction de son vécu, de son caractère ou de son humeur de l’instant, appréhendera le même événement différemment.

 

Aspects biologiques et physiologiques

L’angoisse active dans le cerveau plusieurs aires cérébrales : l’insula, le cortex cingulaire antérieur dorsal et le cortex préfrontal.

C’est l’amygdale qui est au centre de ce circuit cérébral. Il sécrète de l’adrénaline et des corticoïdes afin d’induire une réponse comportementale adaptée.

Dans le lien ci-dessous, le circuit de la peur est expliqué clairement et simplement :

Pourquoi ai-je peur de démissionner de l’Éducation nationale ?

L’humain recherche en permanence le bonheur. Il aime l’idée de changement, le fantasme même parfois. Mais alors pourquoi cette envie de nouveauté, qui nous enthousiasme, peut également sembler effrayante ?

Ce n’est pas le changement proprement dit qui nous rend réticents, mais plutôt la peur de l’échec, de l’inconnu. La loi de la nature nous a appris que l’incertitude, par défaut, est un danger.

 

Mon corps tout entier se préserve

Les neurosciences ont montré que le cerveau a besoin de routines. Les habitudes vont permettre d’économiser l’énergie tout en minimisant les risques. Ainsi, en fonctionnant de manière automatique nous conservons notre force pour ce qui compte le plus.

Plus nous vieillissons et plus les schémas sont neuro-ancrés. Il est donc de plus en plus difficile de les modifier.

Le changement est ainsi coûteux en énergie et fatigant.

 

Mon cerveau doit accepter

Tout remaniement est un « stresseur » dans le sens où il demande à l’organisme une réaction, une adaptation à un nouvel environnement.

Par ailleurs, il a été démontré qu’une modification importante de nos conditions de vie, qu’elle soit positive ou négative, peut induire des conséquences sur la santé durant les deux années qui suivent.

La peur de démissionner de l’Éducation nationale est donc liée à un double enjeu. Il nous demande d’être à la fois capable :

  • D’accepter une nouvelle situation qui reste plus ou moins incertaine.
  • De faire le deuil d’une situation ancienne.

Cela induit qu’il faut prendre des risques, tolérer l’insécurité, se confronter à l’inconnu et à un éventuel échec… L’homme restant un être hautement socialisé, l’entourage joue un rôle déterminant.

Nicolas Machiavel affirmait justement « Un changement en prépare un autre. »

Il semble donc indispensable de se sentir rassuré voir encouragé dans cette démarche.

 

La mise en balance…

L’homme a la capacité de s’adapter, de supporter. Il faudra ainsi une réelle insatisfaction voir une souffrance pour qu’il se décide à remettre sa situation en question de part lui-même.

Comme nous l’avons vu précédemment, notre nature va nous amener à peser le pour et le contre avant toute prise de décision.

La première démarche sera d’abord une réflexion sur la situation actuelle. Celle que je connais, que je maîtrise.

Pourquoi démissionnerais-je de l’Éducation nationale alors que mon métier :

  • Était une vocation.
  • Est gratifiant et utile.
  • M’ouvre à une multitude de relations sociales avec de nombreux partenaires (élèves, parents, collègues, personnels administratifs…).
  • Me propose une liberté pédagogique et la possibilité de mettre en place une grande diversité de projets qui m’intéressent.
  • M’assure une sécurité de l’emploi non négligeable à l’heure actuelle.
  • M’offre un rythme de travail en adéquation complète avec celui de mes enfants.
  • Etc.

Oui… Mais pourtant :

  • Je me sens impuissant face à certains élèves.
  • Je suis révoltée devant le manque de moyens accessibles pour suivre les enfants différents et/ou à besoins.
  • L’administration me demande de plus en plus de démarches qui ne m’apportent rien concrètement.
  • Face à des parents débordés, je me vois contrainte de faire de plus en plus d’éducation au détriment de l’instruction.
  • Les journées de vigilance et le bruit me stressent.
  • Etc.

Instinctivement, de manière presque automatique, notre cerveau mesure d’abord les PERTES. Ce n’est que quand l’insatisfaction prend le dessus sur le plaisir que nous rentrons dans une démarche de réflexion. Nous allons alors tenter d’anticiper, de nous projeter afin d’envisager les GAINS que nous apporterait une nouvelle situation.

L’entourage a un immense rôle à jouer dans cette démarche. Les peurs accompagnées peuvent plus aisément être dépassées. Nous avons besoin de confiance, d’être soutenus et rassurés. Pour surmonter nos craintes, il ne suffit pas d’augmenter nos certitudes quant à la situation à venir, mais surtout d’amplifier notre confiance en nous.

Vous êtes décidés à passer le cap ! Vous trouverez de nombreuses idées de réorientations, des conseils pour valoriser vos acquis et même des informations pour vous guider dans vos démarches administratives sur le blog Prof & ensuite.

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Quitter l’enseignement pour devenir agent immobilier https://www.prof-et-ensuite.fr/comment-se-reconvertir-dans-immobilier/ https://www.prof-et-ensuite.fr/comment-se-reconvertir-dans-immobilier/#respond Tue, 24 May 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1385 L’article Quitter l’enseignement pour devenir agent immobilier est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Après une carrière plus ou moins longue dans l’Éducation nationale, vous avez entamé des démarches pour effectuer une reconversion professionnelle. Vous souhaitez tourner la page de l’enseignement ! Vous avez toujours eu de l’intérêt pour le domaine de l’immobilier, mais vous ne connaissez pas les rouages de ce secteur. Quel chemin emprunter pour s’installer dans ce nouvel emploi situé à des années-lumière du métier d’enseignant ? Sur quels dispositifs s’appuyer pour prendre ce virage sereinement ? Dans cet article, nous vous donnons des informations et des conseils pour vous aider à vous reconvertir dans l’immobilier.

 

 

Les dispositifs existants pour changer de voie professionnelle

Petite mise au point sur les options proposées par l’Éducation nationale

Le dispositif seconde carrière

Si vous êtes au stade de la réflexion et des recherches, vous vous êtes sûrement intéressé au dispositif « seconde carrière » établi par votre institution. En y regardant de plus près, vous verrez que ce dispositif concerne les enseignants désirant évoluer vers d’autres fonctions, mais… à condition de rester au sein d’une administration. La terminologie seconde carrière pourrait laisser à penser que l’on parle d’un autre secteur d’activité que le fonctionnariat. Il n’en est rien. Ce n’est donc pas pour vous si votre objectif est un changement de cap radical vers l’immobilier !

 

Le congé de formation professionnelle

Jetons un regard plus appuyé sur le CFP (congé de formation professionnelle), histoire d’être certain de ne pas passer à côté d’une aide précieuse de la part du rectorat…

Au risque de vous décevoir, disons d’emblée que ce congé de formation professionnelle est fait pour des professionnels… qui ne veulent pas vraiment changer de cadre de travail ! L’Éducation nationale veut bien aider ses agents à changer de voie, mais il ne faut pas pousser, vous êtes prié de rester sur une voie parallèle.

En clair, c’est accordé le plus souvent aux candidats souhaitant passer un nouveau concours (et donc qui vont rester dans la fonction publique). La préparation de ce concours (agrégation, CPE, chef d’établissement, etc.) doit se faire par le biais d’un organisme agréé. En effet, les textes officiels précisent que ce congé est attribué « uniquement pour des formations organisées par un établissement public de formation ou d’enseignement ou par des organismes de formation conventionnés par l’administration ». Ajoutons que ce congé n’est pas accordé automatiquement, loin de là, le nombre d’élus au dispositif se réduit comme peau de chagrin chaque année. Les critères d’attribution sont extrêmement sélectifs. Dans le second degré, il n’est pas rare qu’un enseignant doive attendre entre sept et dix ans pour obtenir son CFP. Ne perdez pas espoir, nous allons voir les autres possibilités qui s’offrent à vous.

 

Le temps partiel et la mise en disponibilité

S’orienter vers le secteur de l’immobilier va occasionner de grands changements. Pour limiter l’inconfort lié aux débuts (stress, fatigue, adaptation, etc.) dans cette nouvelle carrière, pourquoi ne pas demander un temps partiel ? Certains temps partiels sont accordés de droit ou sur autorisation, pour créer une entreprise notamment. Le métier de mandataire immobilier peut s’exercer avec le statut d’auto-entreprise. Il faudra cumuler vos deux activités. Compliqué, mais pas impossible lorsqu’on fait preuve de détermination et que l’on n’a pas la peur du jugement chevillée au corps (ça, c’est un autre sujet…).

La mise en disponibilité peut être une autre solution pour se reconvertir dans l’immobilier. Vous pouvez la demander après une période effectuée à mi-temps. Vous avez alors l’assurance que votre nouvelle activité est viable et vous vous lancez à temps complet dans l’immobilier. Cette solution est rassurante dans la mesure où elle ne vous écarte pas totalement de votre carrière initiale. La possibilité de réintégrer vos fonctions est tout à fait possible à condition de faire une demande en ce sens à votre hiérarchie.

 

Le compte personnel de formation

Le CPF (compte personnel de formation) est utilisable mais à condition de ne plus faire partie de l’Éducation nationale. Le CPF enseignant existe bien mais peu de professeurs fonctionnaires connaissent son fonctionnement complexe. Les accords de mobilisation du CPF sont peu fréquents, mais pourquoi ne pas tenter votre chance ?

Une fois en dehors de l’institution, le compte personnel de formation vous donne des crédits de formation. Les droits acquis pendant la période pendant laquelle vous exerciez dans l’enseignement sont accessibles en quelques clics.

 

Les formations pour se reconvertir dans l’immobilier

Le secteur de l’immobilier : un horizon diversifié

Le secteur de l’immobilier offre de nombreuses opportunités de reconversion professionnelle. Vous ne serez pas obligatoirement rattaché à une agence traditionnellement experte de la vente immobilière. En fonction de vos aspirations, vos choix de formations seront différents. Ils auront un impact sur votre travail quotidien et votre salaire. Si vous ne voulez pas intégrer une entreprise, vous travaillerez en tant qu’indépendant.

 

Les formations aux métiers de l’immobilier en présentiel

Pour concrétiser votre projet de travailler dans l’immobilier, plusieurs formations sont disponibles en présentiel. Elles sont organisées en général par un réseau immobilier et proposent un parcours en quelques mois pour devenir négociateur indépendant. Vous réalisez des missions sur le terrain mais des journées de stage et des modules vidéos en e-learning sont suivis au préalable. Pour parfaire votre formation, vous êtes accompagné par un tuteur qui vous guide tout le long de votre activité.

 

Les formations d’agent immobilier en ligne

En cherchant sur Internet, vous pouvez trouver une formation à distance 100 % en ligne. Le BTS Professions immobilières est un diplôme que vous pouvez préparer à distance. Le prérequis principal est d’être titulaire d’un niveau IV (bac ou équivalent), donc vous validerez ce critère de sélection. Votre temps de formation sera au minimum de dix mois. Il sera plus conséquent si vous préférez avancer à votre rythme.

Votre expérience d’enseignant constitue un bagage solide à plusieurs titres. Vos qualités comme le sens de l’organisation et la rigueur sont des atouts indéniables qui vous aideront à vous reconvertir dans l’immobilier. Le sens du relationnel et de la communication vous permettront de créer un lien de qualité avec vos clients. Gagner la confiance, vous savez le faire. Reste à vous former sur les aspects plus spécifiques du métier de négociateur ou d’agent immobilier. Le degré de détermination que vous placerez dans votre projet sera la clé de votre réussite dans votre reconversion secteur immobilier.

Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

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Quel parcours suivre pour accéder au métier d’enseignant spécialisé ? https://www.prof-et-ensuite.fr/devenir-enseignant-specialise/ https://www.prof-et-ensuite.fr/devenir-enseignant-specialise/#respond Tue, 10 May 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1366 L’article Quel parcours suivre pour accéder au métier d’enseignant spécialisé ? est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Vous avez décidé d’opérer un virage dans votre carrière de professeur. Sensible aux problématiques spécifiques des élèves en grande difficulté, vous aimeriez devenir enseignant spécialisé. À cette fin, vous devrez passer le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (Cappei). Après la formation, vous prendrez en charge des élèves en souffrance scolaire, nécessitant des besoins spécifiques liés à une situation de handicap ou à une maladie. Les lieux d’exercice sont les écoles, les collèges ou des structures médico-sociales. Pour exercer cette profession d’enseignant spécialisé, un parcours en alternance ou une VAE sont possibles. Voyons ensemble ce que recouvre cette facette particulière du métier de professeur.

 

La formation pour devenir enseignant spécialisé

Les conditions pour accéder au poste d’enseignant spécialisé

Un poste d’enseignant spécialisé est accessible à une personne qui possède déjà une expérience professionnelle d’enseignement. Les titulaires ainsi que les profs contractuels en CDI (enseignement public) peuvent prétendre à ce type d’emploi. Pour accéder à ces fonctions, vous devez candidater auprès du rectorat si vous appartenez au second degré. Pour les enseignants du primaire, il faut s’adresser au service départemental de l’Éducation nationale auquel vous êtes rattaché.

Chaque année, une campagne d’inscription avec un calendrier précis est organisée par les services compétents. Si vous êtes admis sur la liste arrêtée par le recteur, vous entrez en formation sur un poste réservé. Avant cette affectation, vous suivez 24 heures de formation (l’année scolaire précédente).

 

Le parcours de formation

Votre parcours de formation va se dérouler sur poste, dans un établissement scolaire (ou une structure spécialisée). Durant ce temps d’apprentissage,vous accueillez des enfants avec des besoins éducatifs particuliers. Parallèlement, vous vous rendez dans un centre de formation académique ou interacadémique pour suivre des cours d’enseignements obligatoires (un tronc commun).

Deux modules d’approfondissement et un module de professionnalisation complètent le parcours de formation. Un tuteur vous accompagne jusqu’à la passation des épreuves. En outre, après la certification, des sessions de formation d’initiative nationale sont ouvertes aux collègues souhaitant approfondir leurs compétences.

 

Les épreuves du Cappei

Pour obtenir votre certification, vous devez passer trois épreuves avec succès.

La première est une mise en situation. Vous dirigez une séance pédagogique (45 minutes) avec de jeunes élèves et vous discutez ensuite avec le jury présent lors de cette séance.

La deuxième épreuve consiste à défendre un dossier élaboré en amont par vos soins. Vous faites état d’une démarche réflexive de votre pratique professionnelle dans les écoles. Le temps imparti pour cet exposé ne peut excéder 15 minutes. Un entretien d’environ 45 minutes se déroule ensuite.

L’ultime épreuve est composée d’une présentation de 20 minutes. Vous démontrez à travers des situations précises que vous êtes compétent en matière d’éducation inclusive. Vous développez votre propos dans le but de montrer au jury que vous connaissez les problématiques liées à la scolarisation des élèves concernés. Un échange final de 10 minutes s’établit ensuite avec le jury.

 

Les différentes missions de l’enseignant spécialisé

Dans un premier temps, votre travail consistera à établir un lien de confiance avec chacun des élèves dont vous aurez la charge. N’oubliez pas qu’ils font partie du dispositif d’éducation inclusive pour différentes raisons. Par exemple, l’inadaptation au système scolaire, une situation de handicap, une maladie, de très grandes difficultés d’apprentissage, etc. Leurs difficultés auront des répercussions sur toutes les formations qu’ils devront suivre. Leur point commun est leur grande fragilité et un rapport compliqué avec l’école.

Grâce à des dispositifs d’apprentissage personnalisés, vous les aidez à développer leurs capacités. Vous enseignez une grande partie des disciplines scolaires avec des objectifs pédagogiques ciblés en fonction du profil de chacun.

 

Le diagnostic pour déceler les besoins des élèves

Avant de mettre votre classe au travail, vous établissez un diagnostic du niveau scolaire des enfants. Vous observez bien sûr ses comportements vis-à-vis de l’investissement scolaire et vous identifiez des problèmes d’ordre psychologique éventuels. À partir de vos observations, vous concevez des séances d’enseignement qui ont pour but de combler les lacunes d’une part et de faire progresser les élèves dans leur parcours scolaire d’autre part.

Votre certification professionnelle (Cappei) vous a donné des outils pour accompagner au mieux les élèves en difficulté. De plus, votre expérience antérieure dans l’enseignement renforce votre capacité à gérer des cas difficiles et des profils variés. Disons qu’avec votre bagage professionnel et le temps passant, vos diagnostics concernant les besoins de vos élèves seront réalisés avec une grande acuité.

 

La mise en place d’un enseignement adapté

En tant qu’enseignant, vous ne perdez jamais de vue votre mission première : favoriser l’acquisition de connaissances et de compétences dans le cadre d’un programme pédagogique. Votre travail n’est pas celui d’un éducateur ou d’un psychopédagogue même si ces derniers participent également à l’épanouissement du jeune.Vous élaborez des techniques d’apprentissage adéquates pour placer l’élève en situation active. C’est une mission qui peut s’avérer énergivore et parfois les nerfs sont mis à rude épreuve.

Inutile de préciser que vous n’êtes pas seul pour encadrer les élèves. Vous travaillez de concert avec les éducateurs, les médecins, les psychologues. Le travail d’équipe est fondamental.

 

Le bilan et la communication avec l’institution et les familles

On l’a dit, plusieurs professionnels participent au suivi des élèves bénéficiant de l’éducation inclusive. Des échanges ont lieu régulièrement avec toutes les instances, scolaires, médicales, sociales. Des bilans consignant les progrès de l’enfant sont remis régulièrement aux parents. Grâce aux entretiens réguliers avec les familles, l’équipe cerne mieux les difficultés et trouve des solutions plus rapidement. Il n’est pas impossible que vous ayez à vous entretenir également avec un coach scolaire, sollicité par les parents eux-mêmes pour soutenir leur enfant.

 

Devenir enseignant spécialisé c’est accepter d’être une personne-ressource jouant un rôle fondamental auprès de jeunes bénéficiant de l’éducation inclusive. Il collabore avec les différents partenaires intervenant au quotidien, dans le parcours de l’enfant. Cet expert identifie de façon précise les besoins des élèves et surtout, trouve des réponses et des stratégies d’apprentissage sur mesure. Devenir enseignant spécialisé résulte d’une volonté de faire un pas de côté. Tout en conservant sa mission éducative, ce prof spécialisé passe désormais le plus clair de son temps auprès d’enfants que le système scolaire classique a du mal à prendre en charge. Les élèves à BEP (besoins éducatifs particuliers) sont de plus en plus nombreux et les efforts à fournir pour former le personnel enseignant restent importants. N’hésitez pas à rejoindre les rangs !

Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

Sources :

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Quitter la fonction publique sans crainte d’être jugé https://www.prof-et-ensuite.fr/peur-du-jugement/ https://www.prof-et-ensuite.fr/peur-du-jugement/#respond Tue, 26 Apr 2022 15:00:00 +0000 https://www.prof-et-ensuite.fr/?p=1355 L’article Quitter la fonction publique sans crainte d’être jugé est apparu en premier sur Prof & ensuite.

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Lorsque l’on intègre la fonction publique, on entre dans la grande famille des fonctionnaires. On peut se sentir protégé et penser immédiatement à la sécurité. Il est vrai que pour certains, un poste de fonctionnaire est le Graal en matière de garantie d’emploi.

Cette garantie d’être à l’abri du licenciement rassure. Elle fait même des envieux. Au-delà d’un statut qui peut sembler confortable, il y a parfois la réalité d’un travail qui ne correspond plus aux aspirations de départ. Plus cruellement, ce travail est devenu impossible à assumer pour certains. La cage dorée est devenue une prison qu’il faut quitter.

La solution est de se reconvertir. Mais surgit un frein de taille : la peur du jugement. Comment vaincre cette peur d’annoncer que l’on quitte la fonction publique ? Comment affronter des réactions de désapprobation face à un choix qui pourtant s’impose à nous ? Découvrons ensemble comment surmonter cette satanée peur du jugement qui nous paralyse et limite nos actions.

 

Être certain de vouloir un changement professionnel

Se concentrer sur ses motivations profondes pour évacuer les objections

Aujourd’hui, on a du mal à concevoir d’exercer une profession sans trouver un sens à ce qu’on fait. Dans beaucoup de cas, l’origine du mal-être au travail provient de cette quête de sens insatisfaite. Les sondages montrent qu’un actif sur 5 est engagé dans une reconversion. Quel que soit le domaine professionnel, quel que soit le degré de responsabilité, lorsqu’on a l’impression d’être « à côté de la plaque » et de ne plus se reconnaître, les ennuis commencent. Une grande insatisfaction s’installe, allant même jusqu’à la souffrance dans certains cas. La motivation pour aller travailler s’étiole peu à peu, le besoin de lâcher son métier devient impérieux.

Il est temps pour vous de faire le point sur les motivations profondes qui vous poussent à enclencher le parcours de reconversion. Plus vous aurez les idées claires, plus vous pourrez parer aux objections.

Oser dire que l’on quitte la fonction publique

À ce stade, vous allez commencer à verbaliser ce qui ne va pas. Vous allez confier votre envie de changement. Mais attention aux réactions si vous dites que vous quittez la fonction publique ! Vous aurez le droit aux yeux écarquillés, aux froncements de sourcils, aux airs incrédules. « Kôôôaaa ? Tu quittes la fonction publique ? »

S’insinuera en vous la peur du jugement, normal. La cerise sur le pompon c’est d’annoncer ce projet lorsqu’on est enseignant. Le curseur de l’incompréhension est dans le rouge chez l’interlocuteur. « Euh… pardon… mais tu as tellement de vacances… Tu as la garantie de l’emploi… » De votre côté, c’est le curseur de la culpabilité qui est dans le rouge ! Vous vous sentez jugé, incompris. Faire face aux préjugés est très difficile.

Mais ne lâchez rien !

À chaque fois que vous aurez des doutes sur le chemin de votre reconversion, rappelez-vous ce que vous ressentiez au plus profond de vous lorsque vous étiez en poste. Les raisons varient d’une personne à l’autre : mauvaises conditions de travail, ennui, rémunération insuffisante, manque de liberté, etc. L’une d’entre elles est l’élément déclencheur de votre reconversion professionnelle et il faut se la remémorer au moment des doutes.

Dédramatiser le départ de la fonction publique

Quitter la fonction publique est lourd de conséquences. Cette idée a perduré longtemps dans les mentalités, trop longtemps, et d’autant plus chez les fonctionnaires. Pendant des décennies, l’appartenance à la fonction publique était la panacée pour garder son emploi. Les démissions étaient extrêmement rares. Une fois rentré, on ne partait pas ! C’était une époque dans laquelle le bien-être au travail n’était même pas l’embryon d’un concept… On restait en poste coûte que coûte, pas d’ennui, pas de dépression, pas de burn-out (tiens, un autre concept…).

Aujourd’hui, les choses bougent heureusement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes… Le nombre de démissions d’enseignants a triplé chez les enseignants du primaire et du secondaire. Quitter la fonction publique entre dans les mœurs, même si c’est choquant pour certains.

S’autoriser un nouvel état d’esprit

Si l’on prend le cas des enseignants titulaires de la fonction publique, bon nombre d’entre eux souffrent de la peur du jugement et du regard des autres. Dans l’imaginaire collectif, l’enseignement fait encore partie des métiers exercés par vocation. Les études après le bac sont longues et parfois coûteuses. On comprend donc leurs craintes d’être jugés à l’annonce d’un changement de voie.

Il ne faut surtout pas voir ce parcours de plusieurs années comme un gâchis mais au contraire, en mesurer les bénéfices. L’expérience et les compétences acquises doivent renforcer la confiance en soi. L’assurance et la détermination que l’on place dans son projet permettent de faire voler en éclat la peur du jugement.

 

Bien préparer son projet de reconversion et ne plus avoir peur du jugement des autres

En parler à des proches bienveillants

L’une des solutions efficaces pour se prémunir de la peur du jugement est de se tourner vers des oreilles attentives et bienveillantes. Il y aura toujours dans la sphère privée ou professionnelle des personnes admiratives qui vous comprendront et qui vous apporteront leur soutien. La peur du jugement est un frein qui n’est pas profitable. Associée au syndrôme de l’imposteur, elle ralentit vos projets. Construisez un discours positif grâce aux personnes qui vous soutiennent dans votre intention de changement de vie professionnelle.

Supprimer les craintes dues aux freins matériels

Outre la peur d’échouer qui vous tenaille, des craintes liées à vos futures conditions de vie matérielles surgissent. Dans la mesure du possible, anticipez la baisse de salaire. Préparez-vous aux revenus instables et envisagez les effets de l’instabilité financière. Le critère argent pèse lourd lorsqu’on décide de quitter la fonction publique. On renonce à un salaire régulier, à une rentrée d’argent tout à fait prévisible. Il existe des aides pour vous aider. L’un des leviers pour le financement des formations est le CPF, renseignez-vous pour connaître vos droits.

Se faire accompagner par un conseiller en reconversion

La peur du jugement n’est pas la seule peur que l’on doit combattre quand on change de secteur professionnel. C’est vrai dans le monde de l’entreprise comme dans le fonctionnariat. Changer d’emploi est facteur de stress. On a beau s’engager dans plusieurs formations, on a souvent la peur de se tromper (toujours présente dans un coin de la tête !). Pour passer le cap de la transition, le mieux est de faire appel à un conseiller en reconversion. L’accompagnement vous permettra de faire un bilan de vos compétences tout en étant « coaché ». Vous entamerez votre formation plus sereinement. C’est fondamental pour se sentir légitime et mettre de côté les fichues pensées limitantes.

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Frédérique Hélaine, rédactrice pour Prof & ensuite

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